Musique En Polynésie

Musique En Polynésie

Exceptionnel Mardirossian

 
EXCEPTIONNEL !
 
La rumeur avait fait la tour de la terre, mais il fallait être présent, comme une centaine de mélomanes, vendredi soir à la Mairie de Pirae pour la saisir, et comprendre le phénomène Mardirossian !
Ce jeune pianiste prodige a confirmé sa réputation avec le programme annoncé avec une  Merveilleuse interprétation de la sonate en do mineur et la Fantaisie de Mozart .
Puis un « Himalaya » de la Musique avec  la Sonate en si mineur de Liszt.
 Après une présentation brillante et humoristique de l’œuvre, le soliste rentre dans le Grotrian, aimablement mis à disposition de Musique En Polynésie par Serge Lallemand , et parfaitement préparé par Musicales de Tahiti.
Le génie de Liszt est dès lors servi par une étourdissante interprétation faite de technique parfaite, de nuances sensibles et romantiques et d’une puissante musicalité.
Le CD , disponible lors des deux récitals, vient de sortir sur les rayons en métropole et a déjà été salué par 4 clés de Télérama et 5 diapasons. Voici ci-dessous l’extrait de Télérama :
« Achevée en 1853 et contemporaine de sa Faust-Symphonie, la grande sonate de Liszt, en si mineur, déploie un véritable poème symphonique pour piano seul - de la véhémence du ton à la violence des contrastes entre rage et tendresse, du miroitement des couleurs à la gravité mystique des accents. Concentrée en un seul mouvement d'une demi-heure, cette sonate hors norme possède également la densité et l'agitation dramatiques d'un opéra en un acte, sans paroles. D'un Alfred (Cortot) à l'autre (Brendel), tous ses interprètes marquants ont souligné combien les thèmes s'animaient, se combattaient, fraternisaient à la manière des héros de Goethe - Faust et Méphisto se mesurant dans un défi prométhéen, Faust aspirant à l'amour de l'éternel féminin puis se résignant à la solitude et à la désespérance d'ici-bas. Transcrivant les pages-clés des opéras de ses collègues (dans cet enregistrement, la marche nuptiale de Lohengrin et la romance de Wolfram de Tannhäuser, de Richard Wagner), Liszt connaît les ressorts intimes, les mécanismes secrets du théâtre. Révélé en France par un premier disque Schubert d'un lyrisme conquérant (1), le jeune pianiste arménien Vahan Mardirossian endosse à son tour le rôle de metteur en scène. Il aime rappeler qu'avant de commencer l'exécution de la sonate, en frappant les deux premières notes (un sol grave) comme des pizzicati de contrebasses, Sviatoslav Richter comptait mentalement jusqu'à trente, afin d'obtenir de son auditoire le silence et une attente vaguement inquiète. Vahan Mardirossian n'a pas besoin de ce subterfuge pour établir son emprise et ne plus la relâcher : impossible de résister à la puissance et à la plénitude de ses sonorités, à la vigueur et à l'emportement de son chant - notamment dans l'hymne scandé grandioso par Liszt, et dans lequel Alfred Cor­tot admirait la splendeur liturgique d'un Magnificat. En Vahan Mardirossian, l'abbé Liszt a trouvé un nouvel apôtre, d'un zèle flamboyant. »
 
 
 
Rien n’est plus à rajouter !
Et reprenons du plaisir dès demain
dimanche à 17 heures à la Mairie de Pirae
 
Avec au programme :
-en première partie
-Liszt 3 :  Nocturnes « Rêves d’amour »
        -Brahms :  Variations sur le thème de sextuor
-en deuxième partie
        - La Sonate en si mineur de Liszt
Et comme vendredi certainement après une longue ovation Vahan Mardirossian répondra à la demande du public par des rappels à la hauteur de ce grand virtuose !


25/11/2007
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