Musique En Polynésie

Musique En Polynésie

Quel partage !


1er juin 2013 à 19 heures

LES YEUX NOIRS

dans leur Tournée 2013 au Méridien Tahiti


Les Yeux Noirs hier soir vendredi 31 mai 2013 au Méridien Tahiti

ENORME ! hier soir au Méridien, encore une fois avec leur formation complétée d'un deuxième accordéoniste d'origine Serbe, Les Yeux Noirs ont explosé l’ambiance aux sonorités de leur musique rythmique et mélodieuse si typiques et envoûtantes , mélancolique mais festive, et surtout de partage et d'universalité!

 

Septième Tournée à Tahiti où Les Yeux Noirs inaugurent la Tournée des 21 ans du Groupe avant les dates en France et Europe puis le Mexique et trois semaines aux États-Unis.

 

Ce soir samedi 1er juin 2013 à 19 heures au Méridien de Tahiti,

 

le partage, l’ambiance si prenante

de ces musiques d’Europe centrale et de l'est.

 

réservations: 47 07 34 ou 78 80 62 ou mep@ mail.pf

 

CD et T Shirt de la Tournée Tahiti 2013 en vente et dédicacés sur place


 

Depuis 1992, et avec plus d’un millier de concerts autour du monde, Les Yeux Noirs continuent leur périple tzigano-rock et yiddish-pop !

Un voyage épique dans un monde hors frontières, flamboyant, grisant une aventure au pays des Roms et des poètes !

Le groupe Les Yeux Noirs a été créé par Eric et Olivier Slabiak. Avec un premier prix du Conservatoire Royal de Bruxelles en poche, les deux frères courent les différents cabarets et restaurants où se jouent les musiques d’Europe de l’Est. Ils y apprennent leur métier et le vaste répertoire tzigane et yiddish dont ils se sont pris de passion, passion communiquée par leurs oncles, eux-mêmes musiciens. Léo le violoniste a longtemps joué avec Joseph Reinhardt et Charlie, à la contrebasse, a accompagné Django.

AUTOUR DU MONDE...

Dès la sortie de leur premier album en septembre 1992,

Les Yeux Noirs se produisent pour de longues séries de concerts à Paris au Sentier des Halles, puis au Théâtre Trévise et à l’Européen. Leur formation instrumentale est alors acoustique : deux violons, un violoncelle, un accordéon, une guitare et une contrebasse.

Après l’Européen viendront le Trianon, l’Olympia, la Cigale, le Cirque d’Hiver, l’Elysée Montmartre, le Théâtre des Champs Elysées, le Palais de Congrès (en première partie de Claude Nougaro), le Théâtre du Châtelet, la salle Gaveau, l’Alhambra...

En dehors des scènes parisiennes, Les Yeux Noirs tournent aussi en France et dans le monde. Depuis 1993, les Yeux Noirs se sont produits sur les scènes du monde entier, dans les cinq continents : Allemagne, Angleterre, Argentine, Australie, Belgique, Bornéo, Cambodge, Canada, Canaries, Corée, Djibouti, Ecosse, Erythrée, Espagne, Etats-Unis, Ethiopie, France, Grèce, Hawaï, Hongrie, Ile Maurice, Ile de la Réunion, Indonésie, Italie, Japon, Kenya, Madagascar, Martinique, Norvège, Nouvelle Zélande, Pays-Bas, Polynésie, Roumanie, Singapour, Suisse, Thaïlande, Turquie...

En 2001, le groupe entame une prestigieuse carrière aux Etats Unis, avec plus de 300 concerts en 9 ans.

En 19 ans, Les Yeux Noirs ont donné près de 1300 concerts, et ont notamment été invités à se produire sur des scènes prestigieuses tels que : Symphony Space - New York, Symphony Hall - Chicago, Hollywood Bowl et Royce Hall - Los Angeles, Kennedy Center - Washington, Spectrum de Montreal, Théâtre Royal de Bangkok, l’Opéra de Sydney, Teatro Franco Parenti de Milan, Olympia - Paris, WOMAD (Singapour, Australie, Espagne, New Zeland), Millenium - Budapest, Festival International - Buenos Aires, Festival d’été de Quebec, Festival Interceltiques de Lorient, Francofolies de la Rochelle...

 

 

REVUE DE PRESSE :

Fondé en 1992 par Eric et Olivier Slabiak, Les Yeux Noirs sortent leur tout premier Best

Of sous la forme d’un « double » CD. L’objet réunit leur toute première compilation et un

enregistrement public.

A l’heure où leur ensemble yiddish arrive à l’âge « adulte », celui de « la jeune fille aux Yeux Noirs

qui, le vent à la main, descendait de l’Oural... » - chantée par leur ami Philippe Léotard dès 1998

sur le déchirant Oï Tzigané, ici placé en ouverture de la compilation – ce premier bilan est une

étape importante et logiquement très attendue dans leur carrière longue et riche en rebonds.

 

Live - OPRE SCENA

Le Live est issu d’un concert Radio France enregistré à Aix les Bains. Il cueille le groupe en 2007.

Maturité et majesté s’embrassent le temps d’un récital à la grandeur de tous ces lieux magiques

où leurs violons s’enivrent et s’envolent sans relâche depuis près de deux décennies, tour à tour

slaves et tziganes, roumains ou macédoniens, tout à la fois noceurs, diseurs, sortilèges, fouets,

soupirants, cavaliers... Avec eux, toujours, un bel entourage orchestral qui vit avec son temps et,

pas à pas sans forcer, se renouvelle depuis le premier Live de 2002. On y croise le bel accordéon

de Vincent Peirani, les solos rageurs du fidèle Aidje Tafial à la batterie, les bonnes vibrations

groove du bassiste Kevin Reveyrand et les accords charnels du guitariste Frank Anastasio...

Autant de disciples qui savent tendre - et retendre ! et détendre ! - les folles courses tziganes

vers des énergies plus actuelles qu’il n’y paraît, funk trip-hop ou free jazz. Au besoin, ils savent

aussi faire dérailler le tout pour mieux reprendre... sur un tempo encore plus dingo ! Le tout

est agrémenté d’un film DVD de 13 minutes réalisé par Olivier Slabiak, montage d’images de

concerts, d’interviews, de voyages.

Compilation - BEST OYF

La compilation, elle, sort forte de quinze plages qui traversent leurs cinq albums studio : A Band

of Gypsies (1992), Suite (1994), Izvoara (1997), Balamouk (2000) et Tchorba (2004). Réputé pour

chacune de leurs apparitions publiques, Les Yeux Noirs sont indissociables des galops et transes

tziganes. Shows enivrants et généreux garantis. Invariablement acrobates et énergétiques, ces numéros virtuoses finissent toujours, aussi, par se tresser à des airs plus nostalgiques et doux... Parce qu’il faut reprendre son souffle – et ce, même quand on ignore obstinément les instruments à vent pourtant chers au style Klezmer. Mais aussi car « ce qui est passé n’est plus», « Vos Iz Gevein » dit la chanson, dûment reprise ici... De fait, le jeu bien singulier des Yeux Noirs a appris, chemin faisant, à se faire volontiers rock, à sublimer les sauces intimistes toutes faites, à dépasser les intentions acoustiques toutes propres. Il y a même pris goût

depuis Balamouk, l’album de leur maturité en forme de renaissance ouverte à des arrangements plus contemporains, des audaces harmoniques et mélodiques encore plus personnelles. Bon vivant, le groupe sans cesse explore, se réinvente, avive son

sens de la déroute au défi d’une scrupuleuse loyauté envers le répertoire brassé depuis les débuts,...

Yiddish et contemporain

Ceci explique cela, la compilation n’oublie pas «Les Deux guitares» chères à Aznavour, ni les incontournables «Danse des Flèches, Hora de Mina», ou encore «Djelem», l’hymne international tzigane... Elle s’éclate aussi, telle une fleur qui renaît, sur la fameuse «Yiddishe Mame», la complainte qui fait pleurer toutes les mères juives, redécouverte avec des accents trip-hop lors de l’album Balamouk. Sur la compilation, c’est également Tchayé qui dévoile une sensation nouvelle, cette fois au détour d’un remix endiablé et néanmoins chanté, pour l’heure encore méconnu et resté inédit.

Etincelle et double-enfance

Car dans le son comme dans le regard tendu des Yeux Noirs, il y a toujours un détail qui reste à cerner, une étincelle qui éblouit et qui s’échappe aussitôt, sans doute parce qu’elle tient du rêve autant que de la lumière, et porte autant de mystères que de souvenirs. Ce sortilège est sans aucun doute très musical, et un peu cosmique aussi. Il ne faut pas plus d’une fraction de seconde à cette étincelle pour passer du regard d’Olivier à celui d’Eric. Au risque de s’y égarer, l’interlocuteur ne pourra que deviner les reflets d’une double enfance poétique et voyageuse, bariolée par la magie de deux violons enlacés, virtuoses, acharnés. Il fallait s’y attendre, les multiples souvenirs des deux frères musiciens sont inextricables, comme s’ils relevaient du même amalgame, du même envoûtement. Olivier en a rassemblé quelques extraits choisis dans son film dvd offert avec le Opre Scena : des archives du Womad, le festival de Peter Gabriel dont ils sont des fidèles, des extraits d’interviews et de concerts piqués tantôt aux télés roumaines, américaines ou argentines... On y retrouve notamment les Yeux Noirs, dernièrement pris en flagrant délire dans un grand festival à Buenos Aires, devant 15 000 spectateurs tellement transportés par leurs fugues que la bousculade est évitée de peu, la sécurité sur les dents... En fin de compte ils auront tout fait : la manche, les mariages, les cabarets, les concerts festifs, les festivals extravagants comme Buenos Aires, sans oublier les plus beaux théâtres assis.

« Dans tous les cas, promet Olivier, on tâche toujours d’aller le plus loin possible dans la manière

de sortir de soi, de ramener toutes les bonnes sensations sans jamais oublier que ce que nous

faisons, c’est avant tout une musique de transe et d’imperfection. »

« En transe, ajoute Eric, on ne peut l’être qu’avec le public. Il ne s’agit pas d’une performance

physique mais d’un voyage vers un son, une âme, une fusion qui se traduit par de beaux sourires,

des rires et même parfois des larmes dans le public. Ce sont toujours des moments d’émotion très

intense, très au-delà des mots. »

Souvenirs et sortilège

Du festival d’Avignon, tremplin de leurs débuts, en passant par la tournée des centres culturels

d’Afrique de l’est et par tous les Bataclans, Cigales et Olympias du monde, de Tel Aviv, de Sydney et

de New York, les souvenirs fusent encore... C’est sans doute en écoutant leur musique qu’on revient

à l’essentiel : des réminiscences impalpables et pêle-mêle qui embrouillent les souvenirs de la

vraie vie à ceux, plus enfouis, de familles imbibées de musiques tziganes et manouches depuis des

siècles. Sur le Live, un précieux moment de leur spectacle : celui où l’on découvre la voix fine et

assurée de leur grand-mère Esther chantant Vos is Gevin en Yiddish...

Pour Eric et Olivier, ce genre de sensation est indissociable des odeurs entêtantes de la

boulangerie familiale, sise au coeur du Marais à Paris. Un sanctuaire inattendu mais où les Slabiak

se sont souvent retrouvés en musique, et où les oncles Charlie et Léo, violonistes professionnels,

amenaient leurs amis, à commencer par Joseph Reinhardt et ses compagnons du Hot Club de

France... Adrien, leur cadet, le père d’Eric et Olivier, pianiste et saxophoniste resté amateur à cause

d’un pouce cassé, a reporté son ardeur sur ses enfants : Nathalie l’aînée pianiste, Lara la benjamine

violoncelliste, et bien sûr les frères violons, Eric et Olivier... Ils furent la fierté de la famille et

les petits virtuoses de l’école du spectacle bien avant d’inventer Les Yeux Noirs. D’où leur triple

culture aujourd’hui pleinement assumée et revendiquée : classique de par leurs cursus parallèles

de premiers prix du conservatoire de Bruxelles, rock de par toutes les musiques qu’ils écoutent (ils

adorent Tom Waits et Portishead, Björk et David Bowie), et évidemment yiddish de par la famille et

les aïeux arrivés de Pologne à Paris dans les années 20... Dans un tel bain, peut-on avancer à quel

âge on a connu Yankélé, La danse des flèches ou Yiddishe mame ? Pas sûr. Pourtant, interroger

l’enfance peuplée de violons et d’airs yiddish, de saveurs et de débordements doux amers, Eric et

Olivier Slabiak ont appris à le faire et à l’apprécier. Jusqu’à en faire l’une des plus belles raisons de

vivre et de continuer à voyager dans la folle course du temps... au nom des Yeux Noirs.

Alexis Campion



01/06/2013
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